Le gaz naturel : une énergie en plein développement

Le gaz naturel : une énergie en plein développement

Le gaz naturel est l’une des sources d’énergie les plus importantes au niveau mondial, au même titre que le pétrole, le charbon ou le nucléaire (troisième source d’énergie fossile au monde). En plein développement depuis plusieurs années, car plus « propre » que le charbon ou le pétrole, ce combustible fossile n’est pas aussi utilisé de la même façon.

En France, cette énergie est utilisée essentiellement pour le chauffage des logements, des bureaux et des bâtiments en général, mais pas seulement, car sert aussi pour le transport, l’industrie ou encore la production d’électricité (environ 10% de la production d’électricité).

Le gaz naturel est donc une énergie primordiale pour notre pays, mais c’est aussi un secteur qui a subi de nombreux bouleversements ces dernières années et qui cherche aujourd’hui à s’adapter à la tendance de fond de l’écologie et des énergies vertes.

Un marché qui s’est libéralisé

Depuis le 1er juillet 2007, le marché du gaz naturel s’est libéralisé. Cela a eu pour conséquence l’apparition d’opérateurs alternatifs, tels que EDF, Gazprom Energy, Direct Energy, Total Spring ou encore ENI ont pu proposer à leur tour des offres de fourniture de gaz naturel, aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

Les tarifs proposés par ces fournisseurs privés se différencient largement de ceux pratiqués jusque-là par l’opérateur national Engie (ex-GDF Suez). En effet, les nouveaux entrants doivent pratiquer des tarifs non régulés, ce qui leur permet de s’adapter quasiment en temps réel à l’évolution des cours du gaz au niveau mondial.

Dix ans plus tard, les effets de cette ouverture à la concurrence sont mitigés, si l’on en croit une étude relayée par Manageo : l’opérateur historique garde une certaine mainmise sur le marché.

Pourquoi ? Tout simplement, car les fournisseurs alternatifs ont du mal à proposer des prix vraiment attractifs, capables de concurrencer les tarifs réglementés. Les prix ont en effet tendance à varier de manière beaucoup trop notable et donc n’assurent pas toujours une bonne sécurité pour les particuliers.

Néanmoins, le tableau n’est pas totalement noir. En effet, si les fournisseurs historiques avec les offres régulées gardent de très bonnes positions chez les particuliers, ce n’est pas forcément le cas dans le marché professionnel avec de plus en plus de contrats signés par des acteurs alternatifs. En effet, si l’on en croit les chiffres fournis par la Commission de régulation de l’énergie, 88 % des sites non résidentiels ont opté pour des offres de marché, contre 47 % seulement des clients résidentiels.

Un marché à deux vitesses

Le fournisseur national en gaz naturel Engie représente a encore une position majoritaire sur le marché du gaz naturel en France, ses concurrents tendent cependant, vous l’aurez compris, à gagner du terrain, notamment dans le secteur professionnel.

Le secteur a aussi tendance à se concentrer avec le rachat de certaines entreprises par d’autres groupes. On a notamment Altergaz qui a été repris par ENI ou Direct Energie et Lampiris racheté en par Total en 2018 et 2016.

La concurrence c’est cependant développer avec l’apparition d’autres fournisseurs de gaz comme é, Primagaz, Axégaz, Gas natural Fenosa ou LNGeneration. Néanmoins, ce marché de la concurrence se concentre principalement sur le segment des grands consommateurs. Le reste est toujours dominé par les gros groupes tels que Engie ou EDF.

De nouveaux modes de consommation et l’arrivée du gaz « vert »

Longtemps porté par le seul chauffage des logements (ainsi que pour la cuisine), le marché du gaz naturel s’est depuis largement élargi au besoin professionnel comme le chauffage des locaux, mais aussi pour des utilisations industrielles (pour faire fonctionner des fours, fourneaux, pour l’industrie chimique, etc.).

Le gaz naturel est donc largement utilisé par les professionnels ce qui lui permet de ne plus compter seulement sur le secteur du chauffage et d’être soumis à la météo.

D’autres demandes commencent aussi à apparaître avec l’utilisation du gaz naturel pour le transport via le GNV (Gaz naturel pour véhicules). Attention, il ne faut pas confondre le GNV et le GPL. Le GNV est de plus en plus utilisé par les bus, poids lourds, mais aussi par les véhicules légers avec un parc d’en augmentation.

Dernier point, la tendance du gaz vert, c’est-à-dire un gaz issu de la méthanisation de déchet urbain ou de déchet agricole. De plus en plus de fournisseurs produisent ce type de gaz qui permet de « recycler » une partie des déchets et donc d’améliorer la qualité écologie de ce combustible.